
Texte écrit par Laurence Lavigne, étudiante de 3e niveau en techniques de design de produits, petite fille de Lise Gauthier et Jacques Lavigne. Ce texte fut écrit dans le cadre d’un projet synthèse en « anglais propre au programme (niveau 3) », le but étant de composer un texte sur un sujet qui nous tient à cœur (ici, l’environnement).
La première chose que je vois lorsque j’ouvre mon téléphone, ce sont les tendances : les bouteilles Owala, les désinfectants pour les mains carrés, les Labubus, etc. Ces tendances me laissent souvent perplexe, car pourquoi ressentons-nous le besoin d’avoir sept petites breloques laides et pourquoi sont-elles revendues dix fois leur prix d’origine ? Les tendances ne durent jamais très longtemps et il leur faut encore moins de temps pour apparaître dans les friperies ou les dépotoirs. Alors pourquoi les acheter, et qui est responsable de ce désastre écologique ? Pourquoi créer davantage de produits et suivre toujours plus les tendances ? Ces questions me trottaient déjà dans la tête au secondaire et lorsque je travaillais en commerce de détail, mais maintenant, elles m’obsèdent. En poursuivant mes études en design de produits, je continue de m’interroger sur les problèmes de consommation, sur leur limite et sur les responsables.
Le design de produits porte bien son nom : il s’agit de créer un nouvel objet de A à Z. C’est un processus qui prend généralement entre un et deux ans pour être complété pour un seul produit. Pendant ce processus, je pense souvent à la seconde vie de ces objets : peuvent-ils être recyclés ou vont-ils simplement devenir un déchet de plus dans les dépotoirs ? Malheureusement, y penser est une chose, mais le mettre en pratique en est une autre. Cela m’a amenée à me demander si les designers de produits font partie du problème. Après tout, les ressources sont limitées et notre travail consiste à ajouter davantage à cette montagne toujours croissante d’objets consommation. Cette réflexion m’a conduite à découvrir, avec l’aide de mon grand-père et ma grand-mère, Jacques Lavigne et Lise Gauthier, un concept appelé les neuf limites planétaires.
Ces limites sont des « seuils qui ne doivent pas être franchis afin que la Terre demeure stable, habitable et capable de se régénérer » (Myriam 3).
Ces limites sont :
* Les changements climatiques
* Ll’érosion de la biodiversité
* La perturbation des cycles biochimiques de l’azote et du phosphore
*Les changements dans l’utilisation des sols
*L’acidification des océans
* L’utilisation et le cycle de l’eau douce
* L’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique
* L’augmentation des aérosols dans l’atmosphère
*L’introduction de nouvelles entités dans la biosphère
Ces limites ont été identifiées pour la première fois en 2009 par des chercheurs du Stockholm Resilience Center. En 2025, sept de ces limites avaient déjà été franchies, ne laissant que la couche d’ozone stratosphérique et les aérosols dans une zone relativement sûre. Ces limites ont été dépassées en raison du nombre toujours croissant de ressources exigées par l’humanité pour répondre à ses besoins essentiels et non essentiels. Cela peut également être relié à un autre concept écologique : le Jour du dépassement de la Terre. Ce concept consiste à déterminer la date à laquelle nous avons consommé toutes les ressources que la Terre peut régénérer en une année. La découverte de ces deux concepts m’a profondément étonnée, car je n’en avais jamais entendu parler auparavant. J’avais du mal à croire qu’il ne s’agissait pas d’un sujet d’actualité et je me demandais pourquoi on en parlait si peu, particulièrement en tant qu’étudiante en design de produits. Après tout, nos enseignants accordent beaucoup d’importance à l’écoconception et à l’impact écologique des produits.
Certaines de mes questions ont trouvé réponse grâce à mon grand-père, Jacques Lavigne, un écologiste retraité qui a consacré 22 ans à l’étude des sciences et de l’environnement. Lorsqu’il a commencé à enquêter sur la pollution industrielle afin de la réglementer, son équipe a reçu un accueil peu chaleureux. L’un des commentaires qu’il a entendus était : « Monsieur l’écologiste, plus vite vous quitterez cet endroit, mieux nous nous porterons. » Mon grand-père m’a expliqué qu’il « s’attendait à être accueilli froidement, parce que les industries ont rejeté tout ce qu’elles voulaient dans l’air et dans l’eau pendant des années, et que les premières personnes venues inspecter la situation leur ont dit que tout devait changer ».
J’en suis venue à comprendre que ces industries avaient de nombreux secrets à cacher et qu’elles résistaient afin d’éviter les coûts ou l’indignation du public. Mon grand-père a confirmé ce soupçon avec une autre histoire, cette fois à propos de l’aluminium. Il est important de noter que ce métal est l’un des plus utilisés dans les produits. Prenons par exemple les enseignes métalliques de sortie de secours. J’ai eu à en redessiner une dans le cadre d’un cours et, croyez-moi, on ne remarque jamais à quel point elles sont partout ; le Cégep de Sainte-Foy en possède probablement au moins dix par pavillon. Le processus de raffinage de ce métal génère un déchet qui « ressemble à une éponge, mais qui est toxique » (Lavigne). Il a ensuite expliqué que ce résidu spongieux ne pouvait pas être réutilisé, alors les industries le transportaient et l’entreposaient dans des silos. Il avait appris cela lorsqu’une entreprise s’était présentée à son lieu de travail pour demander de l’aide concernant ce problème. L’entreprise sollicitait du financement et de l’aide à la recherche afin de trouver une façon de réutiliser ces déchets d’aluminium. Mon grand-père a souligné que l’entreprise demandait du financement à un organisme gouvernemental, ce qui signifiait qu’elle « faisait payer les citoyens, alors que ceux-ci ne connaissent même pas le problème » (Lavigne). Ces entreprises remplissaient des silos de déchets toxiques, et les personnes vivant à proximité n’en savaient rien. Il est prévisible qu’un problème comme celui-ci demeure méconnu du grand public, et il devient difficile de s’en étonner. Je comparerais cela à mon expérience de travail : les produits en solde qui ne se vendaient pas étaient jetés plutôt que donnés à des organismes de bienfaisance, contrairement à ce que la plupart des gens croyaient, créant ainsi un faux sentiment de confiance.
Cela me ramène aux tendances et à la surconsommation. Comparées aux éponges toxiques d’aluminium, ce sont des problèmes connus, et pourtant rien n’indique qu’ils ralentissent. Cela est particulièrement visible dans le domaine de la mode éphémère, car contrairement aux résidus toxiques de l’aluminium ou à la pollution des usines de papier, elle est largement critiquée sur Internet. Les gens savent que des enfants fabriquent leurs vêtements, ils savent que des milliers de pièces finissent dans les dépotoirs et que la mode éphémère est « responsable d’environ 10 % des émissions mondiales de carbone » (Maiti, *The Environmental Impact of Fast Fashion, Explained*), et pourtant les consommateurs continuent d’acheter auprès de ces marques controversées. De plus, ces critiques et ces recherches sur la mode éphémère ne sont devenues largement connues qu’autour de la pandémie de COVID-19, alors que le terme lui-même a été utilisé pour la première fois « au début des années 1990 lorsque Zara s’est installée à New York » (Maiti, *The Environmental Impact of Fast Fashion, Explained*). Cela représente 36 années de vêtements jetés dans les dépotoirs, dont la plupart sont passés sous le radar de presque tout le monde. Pour ajouter à cela, les vêtements les moins vendus à mon travail et qui finissaient souvent à la poubelle provenaient de Zara. Ces vêtements étaient défectueux, peu esthétiques et peu flatteurs, démontrant à quel point peu de réflexion avait été investie dans leur conception.
Alors, qui est responsable de cette dégradation environnementale ? Nous pourrions blâmer les consommateurs eux-mêmes, puisqu’ils créent la demande. Cependant, cette accusation ne me semble pas juste. Les industries et les entreprises dépendent de cette demande pour survivre, alors elles ont recours à ce que je considère comme des pratiques contraires à l’éthique. Elles utilisent un marketing agressif pour « transformer des biens ordinaires en nécessités émotionnelles » (*The Causes of Overconsumption in Modern Society*), utilisant ainsi notre propre cerveau et nos désirs contre nous. Pour cette raison, nous ne pouvons pas blâmer les gens de suivre les tendances, mais nous pouvons les juger lorsqu’ils tombent dans l’excès. Après tout, qui a besoin de cinq bouteilles d’eau de 80 dollars, chacune d’une couleur différente, qui finiront à la poubelle après un mois ? Ces tendances entraînent également l’arrivée de copies bon marché qui finissent par prendre la poussière sur les étagères à côté du produit original une fois l’engouement passé. Ces surplus se retrouvent dans les déchets ou les friperies plutôt qu’entre les mains de ceux qui en ont besoin.
Entre les designers de produits, les entreprises et leurs secrets, ainsi que les consommateurs, je dirais que personne n’est l’unique responsable des problèmes environnementaux, car « aujourd’hui, tout est interrelié, et le principal problème réside dans les relations » (Lavigne). Les industries ont besoin des designers pour créer davantage de produits afin de faire de l’argent auprès des consommateurs, puis elles utilisent cet argent pour produire encore plus d’objets avec l’aide de ces mêmes designers. Nous sommes tous responsables de ce problème, qu’il s’agisse de l’aluminium toxique ou des objets tendance jetés aux ordures, et il nous revient à tous de le résoudre au lieu de chercher un coupable.
Travaux cités
Lavigne, Jacques. Interview personnelle. 25 April 2026.
Myriam. “Limites planétaires : 7 sur 9 sont déjà franchies”. Nosgestesclimat.fr, 2025, nosgestesclimat.fr/blog/environnement/neuf-limites-planetaires-empreintes. 26 Avril 2026.
“The Causes of Overconsumption in Modern Society - CULTURE of CONSUMERISM.” Inside Political Science, 28 Oct. 2025, cultureofconsumerism.com/causes-of-overconsumption/. 26 Avril 2026.
Maiti, Rashmila. “The Environmental Impact of Fast Fashion, Explained.” Earth.org, 20 Jan. 2025, earth.org/fast-fashions-detrimental-effect-on-the-environment/. 26 Avril 2026.
Consumers, Industries and Designers, who is at fault?
The first thing I see when I open my cellphone is trends; Owala bottles, square hand sanitizers, Labubus, etc. These trends often leave me perplexed, because why do we feel the need to have seven ugly little charms and why do they resell for ten times the original price? Trends never last for long and it takes even less times for those trends to appear in thrift stores or in landfills, so why buy them and who is to blame for this ecological mess? Why create more and follow more trends? Those questions were already nagging me in high school and while I was working in retail, but now they plague me. As I keep studying in product design, I keep wondering about the issues of consumerism, where does it end and who to blame?
Product design is all in the name, it is about creating a new object from A to Z. This is a process that usually take one to two years to complete for one product. During this process, I often think about the second life of those objects, if they can be recycled or if they are going to be one more thing in the landfills. Sadly, it is one thing to think about it, executing it is where things get tricky. It left me wondering if product designers are a part of the problem, after all, resources are limited and our job is to add more to this ever-growing pile of consumerism.
This led me to find, with the help of my grandfather, a concept called the nine planetary limits.
These limits are “thresholds that must not be crossed so that the Earth stays stable, inhabitable and able to regenerate” (Myriam 3). The limits are: Climatic changes, erosion of biodiversity, perturbation of biochemical cycles of nitrogen and phosphorus, changes in soil usage, acidification of the oceans, the use and cycle of fresh water, impoverishment of the ozone in the stratosphere, the augmentation of aerosols in the atmosphere and the introduction of new entities in the biosphere. The limits were first identified in 2009 by researchers from the Stockholm Resilience Center. In 2025, seven limits of the limits had already been crossed, leaving only the ozone in the stratosphere and the aerosols in a somewhat safe zone.
These limits were crossed because of the ever-growing number of resources demanded by humanity to fulfill their necessary and non-essential needs. This can also be linked to another ecological concept, the Earth Overshoot Day. This concept consists of pinpointing the day we use up all the resources that Earth can regenerate each year. The finding of those two concepts left me quite perplexed, because I had never heard of those. I found it hard to believe that this was not a current topic and wondered why this was not spoken more about, especially as a student in product design. After all, our teachers are quite eager about eco-design and the ecological impact of the products.
These questions of mine were partially answered by grandfather, Jacques Lavigne, a retired ecologist who spent 22 years studying science and the environment. When he first began to investigate pollution in industries in order to regulate them, his group was hit with unpleasant greetings, one of them being “Mister the ecologist, the quicker you leave this place, the better we are going to be”. My grandfather explained to me that he “expected to be received coldly, because industries, have thrown everything they wanted in the air and water for years, and the first ones that came to check on things told them that everything needed to change”.
I came to understand that these industries had many secrets to hide, pushing back to avoid costs or public outrage. My Grandfather confirmed this suspicion with another story, one about aluminum. It is important to note that this metal is one of the most used in products, take for example the metal fire exit signs. I happened to redesign one of those in class, and let me tell you, you never notice how they are everywhere, the Cégep de Sainte-Foy probably has at least ten by pavilion. The refinement process of this metal creates waste that “looks like a sponge, but it’s toxic” (Lavigne). He explained further that this sponge like waste could not be reused, so the industries would carry it and store it into silos. He had first learned about this when a corporate had come to his workplace to ask for help with this issue. They asked for funding and help with research to figure out how to use the waste from the aluminum. My grandfather pointed out that the company had asked for funding from a government branch, meaning that they were “making the citizens pay, but the citizens do not even know about the issue” (Lavigne). These companies were filling silos full of toxic waste, and the people near those silos had no idea. It is to be expected that an issue like this would be unacknowledged by the public and it is hard to act surprised at this point. I would compare this to my workplace experience, the products on sale that would not sell would be thrown away, not given away to charity like most thought, giving a false sense of trust.
This brings me back to trends and overconsumption, compared to the toxic aluminum sponges, they are known issues, yet there are no signs that show it slowing down. This can especially be seen with fast fashion, because unlike toxic aluminum residues or pollution from paper factories, it is heavily critiqued by the internet. The people know of the children who make their clothes, they know about the thousands of pieces that end up in landfills and that fast fashion is “responsible for about 10% of global carbon emissions” (Maiti, The Environmental Impact of Fast Fashion, Explained), and yet, people still buy from those controversial brands. On top of that, those critiques and research about fast fashion only came to be known around Covid-19, but the term itself was first used “in the beginning of the 1990’s when Zara landed in New York” (Maiti, The Environmental Impact of Fast Fashion, Explained). This is 36 years of clothing being discarded in landfills, and most of those years flew under the radar for almost everyone. To add to this insult, the clothes that were the least sold at my workplace and that often ended up being thrown away were from Zara. These clothes were defective, ugly and unflattering, showing how little thought had been put in them.
So, who is responsible for this environmental deconstruction? We could blame all those environmental and consumerism issues on the consumers themselves, they are the ones that create the demand after all, but that does not seem like a fair accusation. Industries and companies rely on that demand to survive, so they employ what I see as unethical practices, they use aggressive marketing to “[turn] ordinary good into emotional necessities” (The Causes of Overconsumption in Modern Society), effectively using our own brain and desires against us. Because of that, we can not blame people for falling into trends, but we can judge them if they over do it, because who needs 5 differently colored 80 dollars water bottles that are going to end up in the trash after a month? These trends also often create the arrival of cheaply made lookalikes that end up rotting on the shelves next to the original after the hype train dies down. Those extras end up in trash or thrift shops instead of the hands of the ones in need.
Between product designers, companies and their secrets and consumers, I would say no one is the sole reason for the environmental issues, because “Everything is intertwined today, and the main problem are the relationships” (Lavigne). Industries need designers to make more products to make money off the consumers and then use that money to make more products with the help of the designers. We are all responsible for this problem, for the toxic aluminum and the trendy objects being thrown away, and it is up to all of us to fix this instead of playing the blame game. 1377 words
Works cited
Lavigne, Jacques. Personal interview. Translation by Laurence Lavigne. 25 April 2026.
Myriam. “Limites planétaires : 7 sur 9 sont déjà franchies” Translation by Laurence Lavigne. Nosgestesclimat.fr, 2025, nosgestesclimat.fr/blog/environnement/neuf-limites-planetaires-empreintes. Accessed 26 April 2026.
“The Causes of Overconsumption in Modern Society - CULTURE of CONSUMERISM.” Inside Political Science, 28 Oct. 2025, cultureofconsumerism.com/causes-of-overconsumption/. Accessed 26 April 2026.
Maiti, Rashmila. “The Environmental Impact of Fast Fashion, Explained.” Earth.org, 20 Jan. 2025, earth.org/fast-fashions-detrimental-effect-on-the-environment/. Accessed 26 April 2026.
On souligne aujourd’hui l’envol planétaire de Luc Gauthier. Né le 17 octobre 1950 à la Malbaie, à l’occasion d'une affectation militaire à Lahr en Allemagne au début des années 70, il a fait la connaissance de Barbara Hentschel avec laquelle il a contracté une union maritale le 26 août 1972, union qui aura duré plus de 50 ans. De cette union ont été engendrés trois beaux enfants, Isabelle, Sara et Marc, de même qu’une petite fille, Tania.
Avec d’excellents talents de réparateur, il a contribué à restaurer maints équipements mécaniques, électroniques etc. Joueur de cartes très habile, au fil des décennies, j’appréciais beaucoup faire équipe avec lui pour jouer au 500 lors de multiples soirées familiales à Clermont.
Homme calme, son humilité était bien appuyée par sa discrétion. Endurant et persévérant, il témoignait d’un grand sens de la fidélité. Sa détermination était bien secondée par son ingéniosité et sa créativité. Ayant eu à subir des douleurs corporelles intenses durant une grande partie de sa vie, il surmontait ces difficultés avec un stoïcisme digne de mention. Homme fidèle dans ses relations, la simplicité qui l'animait faisait de lui un frère, un beau-frère et un ami apprécié.
Alors que nous célébrons aujourd'hui le passage de Luc à une nouvelle étape, j’apprécie que la Vie ait placé Luc dans ma propre trajectoire de vie en le faisant apparaitre sur terre dans la fratrie initiée par Angéline Gagné et Adrien Gauthier.
Jacques Lavigne
La Malbaie, 15 mars 2025
Luc Gauthier (566) était membre de l'Association des Gauthier d'Amérique.

On pourrait résumer rapidement en disant qu’il est de la première génération de Gautier dit Larouche née en Nouvelle-France, et l’ancêtre de ce nom dans les régions de Charlevoix, puis du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ses nombreux descendants ont essaimé partout au Québec sous les noms de Gauthier et de Larouche.
Mais que sait-on au juste sur lui? Peu de choses, en vérité. Très peu de documents notariés le concernent. On connaît mieux son père, notre ancêtre venu de France, Jean Gautier dit Larouche (1645-1690), né à Eschillais, en Saintonge en 1645 et arrivé à Québec vers 1671. En effet, à cette date, on le retrouve comme premier forgeron/maître-taillandier employé « pour fabriquer les agrès, garnitures, fixations, tous les objets de fer nécessaires à la construction du premier navire bâti à Québec pour Louis XIV à partir du 11 octobre 1671 » (Gérard J. Gauthier, p. 25). De là lui vient peut-être son surnom de Larouche, puisqu’une rouche, selon le dictionnaire Littré, signifie « carcasse de navire sur le chantier ».
Jean Gautier dit Larouche a épousé Angélique Lefebvre en l’église Notre-Dame-de-Québec le 21 janvier 1675. Il était âgé de 30 ans, et Angélique, de 14 ans. Jean avait été exempté de se marier depuis son arrivée à Québec car il était conscrit au service du roi. Maintenant que la construction du navire était terminée, il devait se marier (G.J.G, p. 42).
Le couple a habité la Basse-Ville de Québec, dont 20 ans sur la rue Sault-au-Matelot. Il aura sept enfants nés et baptisés à Québec : François, baptisé le 12 octobre 1675; Catherine-Angélique, le 25 avril 1677; Jean-Baptiste-Antoine, le 18 juin 1679; Geneviève, le 8 juin 1681; Claude, le 23 décembre 1684; Pierre, le 27 avril 1687; et Hilaire, le 22 octobre 1689.
Jean Gautier dit Larouche est mort à Québec et a été inhumé le 27 mai 1690, âgé de 45 ans, après une vie active et riche en péripéties. Quelques mois auparavant, il avait perdu son dernier-né Hilaire. Claude avait cinq ans et demi à la mort de son père. Sa mère se remaria le 4 septembre 1690 à Pierre Brunet, maître-menuisier. C’est l’architecte Claude Baillif, ami du défunt et parrain de Claude, qui devint tuteur des six enfants vivants du précédent mariage d’Angélique avec Jean Gautier dit Larouche (G.J.G., p.58).
Le fils aîné, François, né en 1675, avait eu la chance d’apprendre le métier de son père. Car Jean était devenu un fameux taillandier à Québec. Il fabriquait autant des ustensiles de cuisine que des outils pour la chasse et la pêche, la construction ou la ferme, tous d’excellente qualité. Sa réputation s’était répandue et il avait été sollicité pour former de nombreux apprentis. Son fils François fut de ce nombre et devint à son tour un taillandier reconnu qui prit la succession de son père. Claude, comme tous les enfants de Jean Gautier dit Larouche, avait grandi en observant son père travailler. Et c’est maintenant auprès de François que Claude apprit lui aussi le même métier (G.J.G., p.47, 73). Selon Gérard J. Gauthier, François était habile en affaires et veillait aux intérêts de ses frères et sœurs (p. 76). Claude devient donc taillandier comme son père et son frère.
Après Hilaire, deux autres garçons de la famille décèdent à tour de rôle : Jean-Baptiste-Antoine le 14 avril 1699 et Pierre le 20 novembre 1708. Il ne restait que quatre enfants, Claude étant le plus jeune. Puis, leur mère Angélique mourut le 29 mai 1712 (G.J.G. p. 77).
Claude dans Charlevoix.
Au sujet de Claude Gauthier dit Larouche, nous lisons dans La carcasse du navire : « Orphelin de père à 5 ans, protégé du Maître architecte Claude Baillif, son parrain, et protégé du Maître taillandier François, son frère, il s’établit à La Rivière Saint-François-Xavier et deviens [sic] Maître taillandier de La Baie Saint-Paul. » (G.J.G. p. 70)
Quand et pourquoi Claude quitta-t-il Québec? Déjà nous trouvons ce questionnement dans la recherche de Charles-Auguste Gauthier, Résumé généalogique de la lignée Gauthier-Larouche: « Quand Claude quitta-t-il Québec? Et pourquoi? Avant ou lors de son mariage? Où connut-il son épouse Marie-Françoise Gagné? […] Où étaient situés ces “douze arpents”. » (C.A.G. p. 63) Me voilà donc à la recherche des traces de Claude dans les écrits des différents chercheurs qui m’ont précédée.
Notre collègue Fernand Gauthier nous rappelle que, sur les cinq seigneuries de Charlevoix, la première, la seigneurie de Beaupré (1636) est une des plus grandes concédées en Nouvelle-France, s’étendant de la rivière Montmorency à la rivière du Gouffre qui traverse Baie-Saint-Paul. Mgr de Laval en a fait l’acquisition en 1664 et a entrepris l’exploitation des terres de Baie-Saint-Paul vers 1676. Il a fait don de cette seigneurie au Séminaire de Québec en 1680. « Ce sont les prêtres du Séminaire de Québec que les premiers habitants ont connus comme seigneurs » (F.G. p. 20). Quand Mgr de Laval entreprit de développer ces terres, il attira, « une dizaine de familles d’habitants de la Côte-de-Beaupré ou leurs enfants à qui il a concédé des terres à proximité de Baie-Saint-Paul, là où se trouve aujourd’hui le village de Petite-Rivière. L’endroit était alors désigné comme côte Saint-François-Xavier » (F.G. p. 24).
L’exploitation de la ferme de Baie-Saint-Paul repose sur les habitants de Petite-Rivière, à deux lieues plus à l’ouest. On reconnaît Claude Bouchard comme le premier colon de l’endroit. Au recensement de 1681, on ne compte que cinq familles sur la côte Saint-François-Xavier : celles de Pierre Tremblay, Claude Bouchard, Noël Simard, Pierre Laforest et Ignace Gagné. D’autres concessionnaires n’y habitent pas encore : René Bin dit Lacroix, Jacques Fortin et René Delavoye (F.G. p. 55).
Quand Claude Gautier dit Larouche est-il arrivé à Baie-Saint-Paul ?
Sa première mention dans la région nous est signalée dans Messieurs du Séminaire où Paul Médéric Tremblay décrit les débuts de la terre du Séminaire à Baie-Saint-Paul. L’auteur énumère les noms des employés qui y ont travaillé à gages, tels que cités dans Le grand livre des comptes du Séminaire, au fur et à mesure de leur apparition : en 1708, Claude La Rouche (P.M.T. p.195). On peut donc supposer qu’il y a travaillé comme taillandier. Quand s’est-il établi à Petite-Rivière-Saint-François? Aucun document légal ne semble avoir été trouvé sur une quelconque cession ou vente de terrain à Claude Gauthier dit Larouche. Il faut dire qu’il n’était pas facile de trouver un notaire à l’époque : il fallait se déplacer à Québec ou sur la Côte-de-Beaupré, car il n’y en avait aucun à Baie-Saint-Paul ou à Petite-Rivière.
Il est ardu de suivre le parcours de Claude. Quelques dates : en 1710 et 1712, il vend ses parts des héritages paternel et maternel. Le 30 octobre 1713, Claude Larouche et Antoine Ossan assistaient à l’inhumation de Marie-Magdeleine Poulin […] dans le cimetière de Baie-Saint-Paul ». (G.J.G. p. 77, 78) Puis, en 1715, les messieurs du Séminaire décident d’ériger un manoir sur la terre du domaine et notent dans le livre des comptes les noms de ceux qui y ont travaillé entre 1716 et 1718 : le nom de Claude Gauthier dit Larouche y apparaît (P.M.T. p. 286). Claude Gauthier dit Larouche épouse à Baie-Saint-Paul, en mai 1714, Marie-Françoise Gagné, fille d’Ignace Gagné, coseigneur du Gouffre, et de Louise Tremblay. Marie-Françoise est née sur la côte Saint-François-Xavier en 1896.
Par la suite, un document de 1722 nous prouve que Claude est établi sur la côte : il s’agit d’une ordonnance de l’intendant Bégon pour régler une question relative à la pêche aux marsouins. En effet, les habitants de Petite-Rivière jouissaient de prairies et de battures qu’ils pouvaient exploiter le long du fleuve. Plusieurs se livraient à la pêche aux marsouins et l’intendant devait intervenir régulièrement pour régler des différents concernant l’établissement de nouvelles pêches. En 1722, une ordonnance de Bégon homologue l’acte de société des habitants de Petite-Rivière-Saint-François-Xavier pour l’établissement de deux pêches aux marsouins. On y lit qu’un groupe d’habitants « ayant formé le dessein d’un commun accord d’établir deux pêches aux marsouins sur la devanture des terres des dits René de Lavoye, Claude Gautier dit Larouche et Jacques Fortin père et que les terres des dits héritiers Fortin, Jacques Fortin fils et Noël Simard serviroient d'avenues aux dites deux pêches ».
Claude Gauthier dit Larouche et Marie-Françoise Gagné auront neuf enfants : dès le 20 février 1715, des jumeaux, Claude et Ignace; en 1717, Jean-Baptiste; suivent François (1719), Marie-Françoise (1721), Louis (1723), Antoine (1726), Cécile (1728), Ambroise (1731). Les baptêmes sont inscrits aux registres de Saint-Pierre et Saint-Paul, Baie-Saint-Paul. Les jumeaux mourront le même jour, à l’âge d’un an, le 8 avril 1716. Quant à leur père Claude, il décède en avril 1731 et est inhumé le 23 avril 1731 au cimetière de la Petite-Rivière. Quelques jours avant lui, était décédé leur fils Jean-Baptiste, le 3 avril, tandis que le 2 août 1731 naissait Ambroise.
Mais où se trouve leur terre? Même si Raymond Gariépy a détaillé toutes les concessions, ventes, partages et cessions dans son ouvrage Terres de la Petite-Rivière-Saint-François, on n’y trouve nulle trace d’un acte officiel mentionnant une transaction de Claude. Sauf cette mention : « Le 20 mars 1730, René La Voye et Marguerite Bouchard (terre 152) donnent à leur fils Jacques 4 arpents de terre de front joignant Claude Gauthier dit Larouche » (Gar. Terres p. 25).
Fort heureusement, Gariépy termine son ouvrage par l’aveu et dénombrement des terres de la Petite-Rivière-Saint-François fait en 1732. On y lit qu’à la terre 153 « sont la veuve et héritiers d’Ignace Gagné qui possèdent neuf arpens de front…lesquels ont maison, étable et huit arpens de terre labourable; 153. Qu’au-dessus (sont) la veuve et héritiers du nommé (Claude Gaultier) la Rouche qui possèdent deux arpents de terre de front…lesquels ont maison, grange, étable et vingt arpens de terre labourable (Gar, Terres, p. 49). Donc, grâce à ce document, nous avons le numéro de sa terre : 153, le même que celle d’Ignace Gagné, son beau-père.
Il n’est pas aisé de résumer les cessions et héritages qui affectent chaque concession, tels que rapportés par Raymond Gariépy, comme celles concernant la terre d’Ignace Gagné et de ses voisines. On trouve toute de même ceci chez Gérard J. Gauthier : Claude aurait ajouté un bout de terre pour agrandir la sienne le 19 octobre 1730, l’achetant de sa belle-sœur Geneviève Gagné, sœur de Marie-Françoise et veuve de Louis Gonthier, un arpent et demi entre les terres de Michel Tremblay et René Lavoye (G.J.G., p. 85).
Après le décès de son mari, Marie-Françoise Gagné épouse en secondes noces, le 9 février 1733, Jean-Baptiste Otis dit l’Anglais, contremaître de la ferme à Baie-Saint-Paul. Ils achèteront une terre à la Mare à la Truite à Baie-Saint-Paul. Mais auparavant, Marie-Françoise, le 3 novembre 1737, « eut permission de son mari de bailler un étoque de la forge du défunt Claude Gautier » à Joseph Hervé « pour la somme de 4 livres, pour l’utiliser pendant 6 mois » (G.J.G. p. 87). Puis, le 14 juin 1742, elle « vendait 7 perches 4 pieds de terre qu’elle avait à Petite-Rivière-Saint-François, ensemble avec 7 perches et demi de l’ancienne terre de Louis Gontier, qu’elle avait acquise avec son défunt mari Claude Gautier. Elle vendait aussi un arpent et demi de terre, qu’elle avait eue de Marie-Anne Tremblay. Le dernier arpent et demi faisait la moitié des 3 arpents qu’elle avait acquis avec Claude ». (G.J.G. p. 88) Jean Otis et Marie-Françoise aurait eu six enfants.
Quant aux enfants de Claude Gautier dit Larouche et Marie-Françoise Gagné, ils prendront des directions différentes. Deux d’entre eux, Antoine et Ambroise, s’enracinent à Baie-Saint-Paul et leurs descendants peupleront les régions de Charlevoix et du Saguenay. Antoine épouse Geneviève Simard le 14 février 1746. Enfin, Ambroise épouse Élisabeth Tremblay le 29 octobre1754.
Au mariage d’Ambroise Gautier dit Larouche avec Élisabeth Tremblay, un contrat de mariage est signé devant Charles Cognart, maître de la Compagnie de Jésus agissant comme notaire, le 28 octobre 1754. Parmi les personnes présentes à cette assemblée figurent Antoine Gautier dit Larouche, frère et témoin d’Ambroise, et Étienne Tremblay, seigneur des Éboulements, témoin d’Élisabeth. Marie-Françoise Gagné fait donation aux époux, en cadeau de noces, de la terre de 3 arpents à la Mare à la Truite, avec maisons et autres bâtiments et biens, ainsi que les bestiaux, qu’elle a achetée avec les deniers hérités de Claude Gautier dit Larouche. Ambroise « était requis d’avoir soin de sa mère et du Sieur Otis et, pour le repos de l’âme de Claude Larouche, Françoise Gagné et Jean-Baptiste Otis, elle voulait qu’Ambroise fasse dire 30 messes après leur mort » (G.J.G. p. 103).
Antoine s’établit également à Baie-Saint-Paul et fonde une famille avec Geneviève Simard. On trouve mention de son nom dans Messieurs du Séminaire où est relatée la décision d’ériger une nouvelle église à Baie-Saint-Paul. Un document des archives paroissiales se lit comme suit : « L’an mil sept cent cinquante, le quinze du mois de mars, nous, soussigné, prêtre missionnaire de la paroisse de Saint-Pierre de la Baie-Saint-Paul, nous avons convoqué au prône de la messe paroissiale, une assemblée de paroisse pour délibérer de la construction d’une nouvelle église ». On y mentionne Jean Otis, marguiller, et, parmi les signataires du document, Antoine Gauthier, un des rares à savoir signer. (P.M.T., p. 274-275)
Plus tard, en 1795, on trouve mention d’un des fils d’Antoine, Gaspard Gauthier, fermier marié en seconde noces à Jeanne Bettez, qui fait une tentative pour acheter le domaine du Séminaire (P.M.T. p. 292)
Les lignées d’Antoine et d’Ambroise se sont réunies après quelques générations pour ne plus en former qu’une seule, dont descend ma famille. Cela s’est produit quand Eusèbe Gauthier, petit-fils d’Ambroise, épouse en 1839 à Baie-Saint-Paul Édith Perron, arrière-petite-fille d’Antoine.
Deux fils d’Eusèbe Gauthier et d’Édith Perron, Joseph et Ovide Gauthier, quitteront plus tard Baie-Saint-Paul pour revenir à Québec. Ils s’y établirent autour de 1860 et fondèrent l’atelier Gauthier et Frère. Quelques années plus tard, ils y firent venir leur sœur Éloyse (ou Éloïse). Pour leur adaptation à Québec et le transport d’Éloyse, les jeunes Gauthier profitèrent des conseils et de l’aide de leur oncle le curé Joseph O. Perron, alors curé des Éboulements. Pour le remercier, Joseph et Ovide Gauthier lui proposèrent de décorer son église, ce que le curé accepta. Un peu plus tard, les deux frères retournèrent aux Éboulements, logeant au presbytère durant les travaux. Ils répétèrent souvent ce même geste pour le curé Perron jusqu’à ce qu’il décède. (C.A.G. p. 104)
Les descendants de Claude Gautier dit Larouche, en plus de peupler Charlevoix et le Saguenay, ont essaimé partout en Amérique du Nord y répandant les patronymes de Gauthier et de Larouche par milliers. (G.J.G. p. 86) Si tous les Larouche descendent de Jean Gautier dit Larouche, on compte de multiples lignées de Gauthier. Pour celle qui nous intéresse, c’est avec les fils d’Antoine et d’Ambroise qu’apparaît la lettre « H » dans le nom Gauthier.
Il est intéressant de trouver des traces des Gauthier et des Larouche au fil du temps à Baie-Saint-Paul. L’ouvrage de Nérée Tremblay est instructif à ce chapitre. Il y énumère les listes de marguillers, conseillers de la paroisse, conseillers de la municipalité, instituteurs ou institutrices et commissaires d’école.
Dans Charlevoix, il faut signaler la présence d’une autre famille Gauthier. Il s’agit des descendants Gontier, très présents dans la région, qui, au fil du temps ont vu l’orthographe de leur nom changer. À compter de leur installation dans la seigneurie de Murray Bay, vers 1800, ils adoptèrent définitivement la forme Gauthier (F.G. p. 163).
En conclusion, si cette revue des écrits jette un éclairage sur l’implantation dans Charlevoix de Claude Gautier dit Larouche et de sa famille, elle laisse aussi bien des zones d’ombre. Il reste encore bien des recherches à faire pour raconter avec exactitude leur histoire, et par conséquent, celle de notre lignée.
Louise Gauthier
Sources :
Gariépy, Raymond (Gar. Seigneuries), Les seigneuries de Beaupré et de l’île d’Orléans dans leurs débuts, Québec, La Société historique de Québec, 1974, 266p. (Cahiers d’histoire, no 27)
Gariépy, Raymond (Gar. Terres), Terres de la Petite-Rivière-Saint-François, La Malbaie, Société d’histoire de Charlevoix, 2002, 52 p.
Gauthier, Charles-Auguste (C.A.G.), Résumé généalogique de la lignée Gauthier-Larouche, édité par Louise Gauthier, Québec, 2011, 370 p.
Gauthier, Fernand (F.G.), Histoires des familles au pays de Charlevoix, Québec, GID, 2019, 347 p.
Gauthier, Gérard J. (G.J.G.), La Carcasse de navire, 1645-1995, « La Rouche », Montmagny, Les éditions du Savoir, 1994, 476 p.
Médéric, Paul (Tremblay) (P.M.T.), Messieurs du Séminaire, Baie-Saint-Paul, 1975, 384 p. (Cahiers d’histoire régionale, Série A, no 2)
Tremblay, Nérée (N.T.), Saint-Pierre et Saint-Paul de la Baie Saint-Paul, Montréal, Comeau et Nadeau, 1999, c1956, 358 p.
BMS de Charlevoix, Sainte-Foy, Société de généalogie de Québec, 2011, DVD
Intendant Bégon, Ordonnance qui homologue l’Acte de Société des Habitants de la Petite-Rivière (Saint-François-Xavier) pour l’établissement de deux pêches à marsouins; du 5 juillet 1722 :

Association des Gauthier d'Amerique